Petit résumé de notre séjour au Cameroun du 25 septembre au 16 octobre 2014

Notre séjour au Cameroun du 25 septembre au 16 octobre qui avait bien mal démarré avec les grèves d’Air France a été un réel bonheur partagé auprès de notre partenaire, les Sœurs missionnaires de l’Institut.Nous avons pu nous rendre dans leurs différents lieux de vie, Yaoundé, Ebolawa, Ombessa, Saa, Nkolkoumou.

Soeur Thérèse avait mis à notre disposition pendant le séjour une voiture avec un chauffeur très expérimenté, Placide , vu les conditions de circulation aussi bien à Yaoundé que les routes cela était très sécurisant

Placide

Les visites, foyer de l’enfance, écoles, centre de santé, dispensaire, porcherie nous ont permis de faire le point sur leur fonctionnement.

Obili

classe Saa

Le centre de santé aurait besoin de quelques travaux de restauration sur la toiture et aide financière pour le salaire des infirmières . Nous avons fait l’achat d’un réfrigérateur pendant notre séjour pour la conservation de vaccins et autres.

déballage du frigo

livraison du Frigo

Le problème de puissance de l’arrivée électrique sur le secteur ne permet pas à l’eau d’arriver au robinet dans le centre, actuellement seulement le puits manuel fonctionne.

le puits à nkolkoumou

Les foyers de l’enfance aussi bien à Saaqu’à Obili fonctionnent avec un stricte minimum que ce soit en locaux, finances pour l’hébergement, la santé, les inscriptions annuelles à l’école.

arrivée au foyer

La porcherie commence à devenir autonome. Cette année des porcs seront vendus.

Les porcs

La visite de l’école d’Ebolawa nous a démontré l’urgence de la construction d’un puits. Dans cette école maternelle et primaire de 300 élèves pas d’arrivée d’eau, ni de latrines.

Puit Tari 12 m

pendant la récré

Selon ses possibilités l’association apportera son aide financière à ses différents secteurs.

Les infrastructures à Yaoundéne sont pas en bon état, c’est le moins que l’on puisse dire…

Les rues présentes de grosses difficultés de circulation, beaucoup de nids de poules, dans certains quartiers les rues sont complètement ravinées , la saison des pluies n’arrange rien et les réparations ne sont pas faites .

Le quotidien est difficile à gérer, dans les villes les petits boulots sont nombreux ….signe de pauvreté !!!

Payer l’inscription des enfants à l’école peut poser problème à la rentrée pour certaines familles.

Pour la santé il n’y a aucune prise en charge, le malade doit avancer l’argent des soins.

Les délestages eau et électricité sont très fréquents, le soir tombe vers 18h 30 et il faut trouver des bougies, piles, lampes solaires, à pétrole.

Pour les devoirs des élèves aussi cela est compliqué. Beaucoup de rencontres, d’invitations, des moments de partage très agréables .

La confection d’un repas peut prendre une journée entière sans parler du fait d’aller s’approvisionner dans différents quartiers selon le produit à trouver.

Il faut aussi compter sur le temps de transport en taxi qui demande beaucoup de temps, la ville de Yaoundé est très souvent embouteillée.

En ville les taxis et motos sont les principaux moyens de locomotion, il n’y a pas de bus, pas grand respect du code la route et pourtant il n’y a pas énormément d’accrochage en ville.

Les sœurs avaient peur pour nous, lorsque nous étions sur les routes. Dans toutes les conversations à cette période, il était question des enlèvements au Nigéria, pays voisin du Cameroun et également de l’épidémie de fièvre Ebola qui créaient un climat d’insécurité.

Le pays qui possède des richesses ne semble pas en profiter et le tourisme qui a pourtant des atouts n’y est pas développé. !

Nous resterons imprégnées.

Merci à nos Sœurs camerounaises pour leur sens de l’accueil et du partage, tous les souvenirs de ce vécu auquotidien sont gravés dans nos mémoires!!